dimanche 19 février 2017

22 Septembre 2016, Banos et ses sources thermales

Banos de Agua Santa
Jour 12 :

Notre arrivée tardive hier soir, nous a pas vraiment donné un aperçu de la ville de Banos en plein jour mais notre hôtel quasiment vide nous a permis de nous reposer pleinement malgré les quelques aboiements de chiens qui remplacent les coqs de chez nous signant le début d'une nouvelle journée dans ce pays. Nous avons choisi Banos car c'est une ville touristique célèbre pour ses sources thermales provenant du volcan Tungurahua actif et menaçant à tout moment la ville. Ces thermes curatives rassemblent des milliers d'Equatoriens chaque fin de semaine, heureusement nous sommes en semaine et il y a moins de monde. Le climat ici est une transition entre mondes andin et amazonien, la végétation est très verdoyante et la chaleur y est plus évidente.

Notre hôtel à Banos
La prestation de notre hôtel ne comprend pas le petit déjeuner malheureusement. Nous partons à la recherche d'un lieu avec l'aide de notre guide du routard et nous tombons sur une bonne adresse que je me permets de partager avec vous : la Cafétéria de l'Hostal Plantas y Blanco, c'est à la base un hôtel mais vous pouvez demander comme nous d'y prendre un petit déjeuner très copieux où la spécialité est le double Pancake, assez énorme et recouvert de fruits qui vous cale un homme pour la journée! le petit plus est la vue plongeante sur la ville, c'est agréable!

La Cafétéria Plantas y Blanco
Nous avons peu de temps pour profiter de la ville car nous repartons dès ce soir pour la capitale, Quito et la meilleure solution qui s'offre à nous est évidente : profiter des thermes pour se détendre un peu avant la suite de l'aventure en Amazonie! La piscinas de la Virgen est pas très loin de notre hôtel, pour 5$ (2 personnes), nous avons accès à ses thermes riches en bicarbonate de fer et en magnésium où on alterne bassins froid, tiède, chaud et brûlant répartis en 4 bassins. C'est un endroit populaire où nous sommes mêlés à la population locale, bien que le cadre soit un peu vieillot, on s'y sent bien et nous profitons de ce moment pleinement durant 2h.

Piscinas de la Virgen
Un petit tour dans le centre de la ville pour constater que Banos est une ville animée, pas mal de commerces et son mercado typique où on peut manger pour pas très cher  2-2,50$. C'est une autre option plus européenne que nous choisissons, un sandwich et un Chai-Latte pour 7$ chacun, un peu cher mais l'estomac a du mal à s"adapter à la cuisine locale.

Petite sieste avant de repartir à Quito
Il est déjà temps de partir, courte escale où nous aurions pu faire plein d'autres activités tels que du rafting, du saut à l’élastique et même monter sur les flancs du volcan Tungurahua. Mais la ville nous laisse un agréable souvenir malgré tout, ses belles cascades et ses thermes nous ont bien reposé. Le trajet Banos-Quito dure 3h30 et il est possible d'arriver à la dernière minute pour réserver.

Un dernier souvenir des multiples cascades de la ville
Nous arrivons assez tard, il fait déjà nuit sur Quito et il pleut! n'hésitez pas à négocier pour le taxi car à la vue de nos têtes de gringos, ils n'hésiteront pas à monter le prix de la course jusqu'au quartier la Mariscal. En négociant, je gagne déjà 5-6$. Nous revenons au quartier de la Mariscal, avec l'aide de notre réseau solidaire "Tout Equateur", partenaire de l'hôtel Posada del Maple, nous pouvons laisser nos bagages en sécurité car nous partons dès ce soir pour 4 jours, 3 nuits en Amazonie, dans la réserve de Cuyabeno. Impossible de prendre nos deux sacs et surtout le plus gros de 70l! Pour des raisons logistiques et pratiques (humidité), le choix de quelques vêtements indispensables, une trousse de secours solide, crème solaire, anti-moustique et traitement anti-paludisme sont nécessaires. Le départ se fait tard et nous sommes pas très rassurés de nous balader dans les rues de Quito à cette heure-ci... le temps d'attendre quelques minutes notre premier contact qui veille à notre sécurité de manière assez théâtrale en attendant notre navette...

dernier cliché de Banos



dimanche 12 février 2017

21 Septembre 2016, la descente du Chimborazo en VTT !

Au pied du volcan Chimborazo, 4800m
Jour 11 :

Le jour se lève sur Riobamba, l'une des étapes phares du voyage en Equateur se présente aujourd'hui à nous : c'est la descente du volcan le plus haut d'Equateur et aussi le volcan le plus proche du soleil et par la même occasion le sommet le plus éloigné du centre de la Terre. Ce volcan emblématique est l'emblème du pays, il apparaît même sur le drapeau national! Bien qu'endormi, il représente une vraie force de la nature et nous sommes très pressés de le découvrir au plus près et sa descente en VTT aujourd'hui s'annonce hors norme!


En route vers le volcan!
Dans le package de l'agence : 30$ par personne ce qui est très raisonnable, tout est compris de la prise en charge en camionnette, la location du matériel mais aussi les explications du guide en espagnol/anglais. Une liste de course indispensable nous a été fourni comme l'achat d'eau et de panela pour favoriser l'oxygénation du corps, il y a juste l'achat du petit déjeuner et du repas que nous prenons à notre charge pour moins de 5$ pour deux. Nous sommes très bien pris en charge à l'heure qui nous a été fixé, assez tôt vers 7h, pour avoir plus de chance de voir le sommet du volcan qui selon le jour et l'heure peut facilement se recouvrir de nuages, nous sommes accompagnés par un groupe de français, ce qui nous permets d'échanger sur nos voyages respectifs dans une ambiance bon enfant.

Les alpagas croisent notre route!

Nous montons vraiment étape par étape, pour que notre corps s'habitue à l'altitude, le guide nous conseille de manger pas mal de Panela, sucre local et de boire beaucoup d'eau, mais les premiers effets se font vite ressentir : respiration de plus en plus difficile et le moindre effort devient plus compliqué. Le guide nous montre la faune et la flore local avec quelques arrêts, il nous explique aussi le parcours de la descente : mi-accidenté, mi-bitumé. Nous arrivons vite au refuge notre point de départ pour la descente, il se situe à 4800 mètres d'altitude!

Arrivés au refuge, 4850m
On nous demande de monter encore 300 mètres de dénivelés de plus, pour que notre corps s'habitue à l'altitude, mais cela se fait à pied cette fois-ci, une marche de 30min à 1h dans un effort où chacun monte à son rythme, et mieux vaut ne pas suivre le rythme des plus rapides au risque de vite redescendre! 

Vue magnifique sur le Chimborazo!

Arrivés enfin à 5100 mètres d'altitude, plus haut que le Mont Blanc, c'est très valorisant et on se sent fort et méritant! Il fait assez froid et le soleil tape vraiment fort, c'est important de prévoir une crème solaire pour le coup! Aussitôt montés, il faut redescendre pour être dans les temps et attaquer la descente, mais quelle vue! Tout est dégagé et c'est un véritable spectacle de voir ce monstre culminant à 6310m...

5100 mètres, un record!
Quelques clichés pour de beaux souvenirs, nous sommes tous prêts pour la descente vertigineuse! Nos amis français partent très vite devant, sans avoir froid aux yeux et nous fermons la marche, pas toujours rassurés, plus difficile pour mon amie presque effrayée même! mais qui réalisera l'exploit de vaincre sa peur! le panorama est phénoménal ! Le plaisir se mélange à plein d'autres sentiments, nous profitons (presque) tout en devant maîtriser notre engin car attention à la chute...

Prêts pour la descente!
La descente se fait entre 5 et 6h, c'est assez long mais plusieurs arrêts espace le temps posé sur la scelle! Nous passons devant la route qui était celle des Incas jadis, quelques arrêts historiques donc. Certaines parcelles de la descente sont très techniques, il faut se méfier de certains pièges, mais globalement tout se déroule bien malgré les quelques appréhensions du début et nous arrivons en fin de journée sur Riobamba sain et sauf. Un des moments forts du séjour!

Arrêt sur image!

Ce soir, nous hésitions à rester sur Riobamba ou partir sur Banos mais c'est la dernière option que nous choisissons, le trajet se fera de nuit cette fois, il faut compter environ 2h de trajet. Le petit plus, c'est d'avoir pu réserver en espagnol s'il vous plais! l'hôtel en dernière minute. C'est l'hôtel Mariane que nous choisissons à notre arrivée, petit hôtel sans prétention, qui nous accueille très correctement et où nous pouvons manger ce soir, très copieusement, tellement, que nous ne finissons même pas nos assiettes...

L'aventure se termine, beau souvenir


 


dimanche 29 janvier 2017

20 Septembre 2016, la route des volcans du Cotopaxi au Chimborazo!

Jour 10 :

Le dixième jour en Equateur, la nuit fut très spéciale entre la chaleur inconfortable de la cheminée, et ce froid glaciale, ajoutons avec cela l'altitude! On se lève un peu patraque. Mais une très belle surprise nous attends! Notre refuge presque privatisé pour le coup nous dévoile la beauté du volcan Cotopaxi pour la première fois, le vent ayant balayé les nuages. C'est pour cela que l'on était venu et nous sommes pas déçus! Cette beauté cache une puissance pouvant être dévastatrice... 

Un dernier souvenir du Cotopaxi!

Après avoir profité du très bon petit déjeuner du refuge Tambopaxi, il est temps de continuer notre route vers le sud tout en poursuivant sur la route des volcans en plein coeur des Andes. L'addition de 152$ pour deux personnes est la plus lourde du voyage en terme d'hébergement mais il faut savoir se faire plaisir de temps en temps! Un des guides du refuge nous ramène sur la Panaméricaine pour 30$ avec un souvenir qui restera gravé à jamais en nous...

Le Tambopaxi de loin

Nous voulons rejoindre Riobamba afin de découvrir le volcan le plus haut d'Equateur ; le Chimborazo! Pour cela, une fois déposés sur la Panaméricaine en plein autoroute, nous devons repérer parmi les dizaines de bus passant devant nous lequel mène jusque Riobamba. Au bout de 30-40 minutes, enfin! nous levons le pouce et grimpons dans le bus pour 4$ par personne, il reste deux places exactement... je passe le trajet serré contre une personne corpulente, pas très agréable mais pas le choix...le trajet dure environ 3h.

Dernier souvenir du Cotopaxi
Riobamba est une grande ville d'altitude (2750 m) située sur le vieux chemin inca qui menait naguère de Cuzco à Quito. La ville fut ravagée par un puissant séisme à la fin du XVIIIe Siècle et reconstruite. Son attrait principal  réside dans son environnement extraordinaire, elle est gardé par le Chimborazo, le plus haut sommet d'Equateur (6310 m), la raison de notre venue. Notre itinéraire, au départ devait nous emmener jusque Cuenca mais malheureusement, le temps de trajet est trop long par rapport au temps que l'on reste en Equateur.

Décor de l'hôtel la Estacion

Nous arrivons peu après 15h, l'hôtel n'était pas réservé mais nous avons repéré un hôtel : l'hôtel la Estacion pour 30$ la nuit (chambre double). Rapport qualité/prix correct sur le thème des trains, pas mal de chambre, mais un peu bruyant (nous avons la chambre directement sur la rue). L'hôtel nous accueille sans problèmes. Et nous partons découvrir la ville...


Drôle de lieu pour réserver une expédition...

L'appétit nous amène dans un lieu nommé "Los Alpes" dans le centre de la ville, ils font de très bonnes glaces que nous goûtons avec beaucoup de plaisir, et nous grignotons également un petit sandwich pour nous caler. Après cela, nous allons réserver notre expédition de demain pour le Chimborazo, nous souhaitons faire la descente du volcan à vélo, apparemment c'est grandiose! Mon amie à un peu peur mais moi je sent déjà le frisson m'envahir! Notre partenaire ainsi que le guide du routard nous conseillent l'agence Ciclotur Pro Bici, on se retrouve sur le toit d'un grand magasin de tissus et l'accueil est fort sympa mais surtout très pro! On nous fait essayer des vélos, le matériel nécessaire à l'expédition... nous signons une décharge de responsabilité pour la descente.

Sur le toit de l'agence Pro Bici
Quelques courses sont nécessaires pour préparer l'expédition de demain, de la panela (gros bloc de sucre pour calmer le mal de montagne), des gâteaux, de l'eau... nous sommes enfin prêts! Ce soir, c'est un restaurant italien : Pizza Biaggio pas loin de la gare, très bonnes pizzas, un peu de vin et le reste de la soirée nous appartient...





dimanche 15 janvier 2017

18, 19 Septembre 2016, retour à Quito, découverte du quartier de la Mariscal et départ pour le Cotopaxi

Le Cotopaxi, 5897 m d'altitude
Jour 8, 9 :

Nous reprenons notre avion ce matin après une nuit à l'hôtel Vista al Mar, je me remets tout doucement de mes émotions de la veille et le petit déjeuner est vraiment soft, je ne peux manger que du pain. Nous sommes un peu émus de quitter les Galapagos, avec un peu d'argent en plus, on aurait pu faire beaucoup de choses en plus comme de la plongée. Mais cela restera un très bon souvenir, rencontrer des animaux aussi facilement libre dans la nature, nager avec des lions de mer, croiser des tortues géantes en se baladant et observer des colonies d'iguanes marins et terrestres pour les plus beaux souvenirs et ma petite préférence pour Isabela, plus sauvage mais moins animée que Santa Cruz.

Dernier moment de relaxation avant de reprendre l'avion
Pour rejoindre l'aéroport, nous prenons le taxi pour 20$, plus cher que le bus à l'aller mais plus pratique pour nous. Nous observons des tortues, le long de la route. Un petit pourboire pour le chauffeur sympathique et nous traversons le canal comme à l'aller 1$ par personne. Une petite attente pour enfin reprendre notre avion. Le trajet dure environ 2h pour Quito...

Les crabes rouges des Galapagos
Il faut ajouter 1h de décalage horaire par rapport au continent, ce qui nous fait arriver presque au coucher de soleil à Quito. Le taxi nous coûte une fois de plus 25$ pour deux, ce qui n'est pas excessif avec 45 minutes de route. Nous avons choisi le quartier de la Mariscal pour changer un peu d'atmosphère, c'est un des quartiers les plus animés de la ville, plusieurs bars sont regroupés sur une même place, la place Foch. La présence policière est rassurante, car le quartier avait autrefois mauvaise réputation, et mieux vaut pas trop s'y attarder seul la nuit. Notre hôtel : Posada del Maple est une bonne adresse partenaire du réseau solidaire, il est un peu excentré du bruit, parfait pour se reposer. Il n'y aura pas d'excès ce soir, juste un petit plaisir personnel pour dîner : un Subway! 

Hôtel Posada del Maple
Après un petit déjeuner traditionnel : des oeufs, du pain de la confiture et ces fameux jus de fruits frais. Nous partons pour la route des volcans, et notre première étape est ce monstre de Cotopaxi, un volcan spectaculaire, peut-être un des plus dangereux du monde et le deuxième sommet d'Equateur à près de 5897m d'altitude tout de même! Nous optons cette fois, pour le bus traditionnel equatorien, plus bondé (attention à ses affaires), plus typique mais aussi plus lent. Son nom est l'Ecovia, le tarif est de 0,50$ par personne, dérisoire par rapport au taxi. Il faut près d'1h pour rejoindre de la Mariscal, le terminal Quitumbe, de l'autre côté de la ville.

Paysage lunaire aux abords du volcan
Les horaires de l'entrée du parc du Cotopaxi sont très règlementés, après 15h sauf si on dort dans le parc, toute entrée est impossible. Le bus nous arrête en plein milieu de la Panaméricaine au km 44, il faut bien signaler au chauffeur au départ où se faire déposer sinon il ne s'arrête pas! Il pleut, le temps a fortement changé depuis les îles, il fait désormais froid et le simple fait de respirer provoque de la buée. Une camionette nous attends de l'autre côté de la route, le seul moyen est de traverser l'autoroute à pied avec nos sac à dos pesant près de 15kg et en plus, le sol est glissant! C'est complètement fou!

direction le Tambopaxi
Le taxi demande 30$ pour rejoindre l'hôtel Tambopaxi au pied du volcan Cotopaxi, impossible de discuter, c'est la seul camionette à 1km à la ronde. Nous passons le check point afin de s'enregistrer pour entrer dans le parc munis de nos passeports. Et le trajet dure bien 30 minutes, nous voyons presque rien avec ce brouillard, le paysage est lunaire, sans vie. Nous croisons des touristes qui ont crevé sur la route, on s'arrête un moment pour les dépanner. De gros rochers bien voyant le long de la route nous montrent la puissance des éruptions volcaniques récentes.

Le Tambopaxi
Puis nous arrivons enfin à notre refuge, petit plaisir et gros coup de coeur du séjour : l'hôtel Tambopaxi. Il est situé face au Cotopaxi à 3750m d'altitude, il propose plusieurs chambres chaleureuses avec baie vitrée pour une superbe vue sur le volcan au réveil et une cheminée pour se réchauffer car il n'y a plus d'électricité après 22h. Nous avons la chance d'être bien reçu et nous sommes seuls dans les logement VIP, les autres personnes ayant optés pour les dortoirs, une chance pour nous!

La vue face au volcan
A cette altitude, le moindre effort se fait largement ressentir, il faut vite s'acclimater ou redescendre. Un léger mal de tête nous envahi mais c'est surmontable. Le repas est très bon et de qualité, une très bonne pièce de boeuf pour moi et de la truite fraîche pour mon amie, nous sommes pas déçus! La vue ne donne toujours aucun indice sur la beauté du Cotopaxi et les quelques touristes venant simplement déjeuner ce midi, ne verrons strictement rien du volcan. C'est pour cela que nous avons voulu dormir ici pour avoir une chance supplémentaire de voir le monstre!

L'auberge du Tambopaxi
Nous décidons d'entamer une marche jusqu'à la laguna de Limpiopungo, un lac à 3830 m d'altitude, bordé de paramo où évoluent des chevaux sauvages. Le brouillard est toujours présent et le vent de face nous refroidit entièrement, le thermomètre doit être proche de 0° mais le ressentit doit faire largement descendre celui-ci. Nous n'avons pas de visu sur le volcan, nous saurons le lendemain qu'on était très proche du pied du volcan... La marche devient pénible avec le froid et l'altitude, la respiration n'est plus la même qu'il y a quelques jours. Nous sommes dans l'obligation de faire demi-tour car le soleil va bientôt se coucher...

Le Cotopaxi se découvre ce soir
Nous rentrons nous réchauffer à l'auberge, avec un bon chocolat chaud! Le soleil se couche et le vent balaye les nuages, ce qui permet d'entrevoir enfin le volcan, pas de chance pour les touristes de ce midi, une aubaine pour nous! Il est vraiment très impressionnant, son cône est presque parfait.

Notre chambre
Le soir venu, une bonne soupe vient nous caler et nous rejoignons notre chambre où nos hôtes nous expliquent le fonctionnement de la cheminée au bois. Celle-ci réchauffe très vite la pièce et il fait même un peu trop chaud. Une nuit un peu spécial se prépare, le mal aigu de l'altitude se fait ressentir et le sommeil est quelque peu perturbé...

Dernière image avant de se coucher

samedi 7 janvier 2017

17 Septembre 2016, dernier jour aux Galapagos : Tortuga Bay & Las Grietas

Iguane marin, Tortuga Bay
Jour 7 :

Une semaine déjà en Equateur et dernier jour aux Galapagos avant de reprendre l'avion demain sur le continent. Aujourd'hui, nous continuons notre périple sur l'île de Santa Cruz. Au programme, ce matin, une longue marche vers Tortuga Bay et l'après-midi, la petite traversée du port pour rejoindre Las Grietas. Une belle journée en perspective, cependant un mal de ventre apparaît pendant le petit déjeuner, qui ne manque pas d'être copieux (salades de fruits, pancakes, café bio...), 17$ pour deux tout de même.

Petit déjeuner près de l'hôtel Vista al Mar
Le chemin pour rejoindre Tortuga Bay est sur le prolongement du lieu où nous déjeunons. Tortuga Bay est une promenade agréable sur un sentier aménagé d'environ 2,5 km, qui traverse une espèce de maquis. Nous arrivons sous une chaleur étouffante, au bout du sentier, de belles plages de sable blanc. Pas mal de courant sur la première plage, idéal pour le surf mais nous continuons vers la deuxième plage , ouverte sur une baie entourée de mangroves. On peut soit louer un canoé ou faire du snorkelling et se baigner. Je profite plutôt pour contempler la vue et le calme qui y règne. L'eau est bien clair et on observe des iguanes marins et terrestres venant se baigner ou se reposer le long de la plage.

Tortuga Bay, lieu paradisiaque
Nous faisons le chemin inverse pour rentrer, il faut compter 45 minutes à 1h de marche, pour accéder à ce lieu unique en son genre, mais ça en vaut le coup! Une fois rentrés, une petite escale gourmande sur le port, peut-être puis-je vous conseiller Hernan, pour le rapport qualité prix honnête avec des plats allant des empanadas, mais aussi des pizzas ou des pâtes, cadre sympathique.

Tortuga Bay
Mon état ne s'améliore pas vraiment mais je me force à suivre le programme prévu, nous allons découvrir Las Grietas, cet après-midi en empruntant un taxi aquatique pour moins de 1$ par personne aller/retour, quelques minutes pour rejoindre l'autre rive. Nous croisons une tortue marine de très près, vraiment beau et impressionnant!

Taxis aquatiques le long du port
Nous arrivons très vite à la playa de los Alemanes, une petite plage pour se baigner et se détendre, ensuite en continuant, un sentier nous mène jusqu'à Las Grietas, une sorte de joli petit canyon creusé dans la lave et aux eaux transparentes, on peut y faire du snorkelling mais l'eau y est vraiment profonde! Je préfère juste admirer les lieux mais mon amie ose s'y aventurer sans regret! Le seul bémol c'est le monde présent, et encore ce n'est pas la saison la plus touristique!

Las Grietas
En rentrant quelques sentiers annexes, nous emmènes à un beau point de vu sur le port et un sentier aride avec des paysages très changeant, lac salé et rougeâtre, cactus...très surprenant!

Lac salé pour exploiter le sel
Le soir même, mon état s'est fortement aggravé, je crache même du sang. Je suis en littéral décomposition. Grâce au réseau français "Tout Equateur", nous avons un téléphone prêté mis à notre disposition, heureusement! L'aide apporté nous permets de nous diriger vers l'hôpital public très proche (5 minutes à pied), ça tombe bien! Nous sommes très bien pris en charge, la consultation est gratuite, le médecin m'aiguille bien sur les médicaments à prendre, apparemment ça serait une turista. Les pharmacies sont assez bien équipés. Pour 14$ de médicaments et un peu de patience, mon état devrait s'améliorer...En espérant que ça aille mieux demain pour reprendre l'avion...

Vue de las Grietas sur Puerto Ayora

samedi 31 décembre 2016

16 Septembre 2016, retour mouvementé sur Santa Cruz, Las Ninfas & Station Darwin

Laguna de las Ninfas

Jour 6
:

Nous sommes levés très tôt ce matin puisque nous retournons sur l'île principale Santa Cruz, un choix du fait qu'il y a plus d'activités gratuites à faire, une manière pour nous de profiter du séjour à prix réduits, car il faut le rappeler le coût de la vie aux Galapagos est deux fois plus élevés que sur le continent. L'hôtel nous a réservé la traversée (30$/personne) comme prévu, mais la mauvaise surprise c'est le taxi qui va nous prendre 4$ pour deux pour 5 minutes de trajet sous prétexte qu'on est en horaire de nuit, on l'a mauvaise sur le coup mais pour si peu on ne chipote pas...

Retour sur le port animé de Santa Cruz

Cette traversée dite plus calme le matin que celle de l'après-midi va se révéler un véritable calvaire! La mer est agitée, le trajet se déroule presque comme prévu lorsque soudain le moteur du bâteau nous lâche en plein milieu de l'océan! Une navette arrive dans le quart d'heure qui suit pour que l'on puisse changer de bâteau mais avec ces eaux qui tanguent très fortement, le sentiment du mal de mer se fait de plus en plus ressentir! et ce qui devait arriver, arriva...

Marché aux langoustes du port
Nous arrivons finalement à bon port, très secoué pour ma part. une pause brève, puis nous partons à la recherche d'un hôtel au culot (les joies du mode routard), comme nous devions restés un jour de plus sur l'autre île. Après 30 minutes de recherches, nous arrivons à l'hôtel Lirio del Mar, situé non loin du centre, pour 35$ la chambre double, le rapport qualité/prix est correct.

Balade autour de la Lagune de las Ninfas
Il est encore tôt, nous déjeunons à côté de l'hôtel et nous profitons de faire une lessive pour quelques dollars, la personne aimable nous lave notre linge et c'est sec le soir même! Nous décidons d'aller découvrir la Laguna de las Ninfas, un coup de coeur pour nous, c'est un lac bleu turquoise immense, où le temps semble s'être arrêté le temps d'une seconde. En libre accès, une petite balade de 10 à 15 minutes se fait autour du lac pour découvrir quelques aspects de la biodiversité du coin, à voir!

Laguna de las Ninfas


Nous mangeons dans un petit restaurant le long du port, rien de spectaculaire. Puis un autre lieu attire notre curiosité toute l'après-midi : la Station Charles Darwin. Elle est situé à 15 minutes à pied du centre, l'entrée y est gratuite également. Un lieu de préservation des tortues géantes qui sont une espèce actuellement menacée. L'occasion de voir plusieurs espèces à des âges différents, un beau lieu de préservation avec des explications intéressantes à l'intérieur du centre.

Station internationale Charles Darwin
La plage de Darwin vaut également le coup d'oeil, non loin de là. Un coin pour se reposer, se baigner voir surfer, mais pas mieux que les plages sur Isabela.

Un lieu de préservation des tortues

La journée se termine avec un super coucher de soleil sur l'île, un instant pour profiter d'une pause photo avec les quelques lions de mer étendues sur le port, attention à ne pas trop s'approcher quand même!

Une dernière pause photo avec un lion de mer